La pauvreté dans le monde

Lorsque j’ai écrit mon premier livre intitulé L’opinion d’un nobody et sous-titré Un cri du cœur pour un monde meilleur, j’ai consacré un chapitre complet à l’ONU et leurs objectifs dont un concernait la pauvreté dans le monde. Tel qu’ils les appelaient ce sont LES 8 OBJECTIFS DU MILLÉNAIRE DE L’ONU dans lesquels ils s’étaient engagés en 2005 et qui devaient être atteints en une période de dix ans, soit en 2015.

Aujourd’hui, en observant régulièrement les nouvelles et documentaires à ce sujet, je sens qu’ils ne les ont pas atteints. Loin de là, surtout si on pense aux mésententes et hostilités actuelles qui opposent les États-Unis au Moyen-Orient et qui, comme une tare indéfectible, semblent refaire surface.

La pauvreté dans le monde est une dynamique complexe qui découle de plusieurs causes, comme entre autres la mauvaise répartition des richesses, le favoritisme corporatif, l’ingérence, les guerres, l’inefficacité gouvernementale. Pour couronner le tout, des systèmes d’éducation orientés vers la production et non vers la qualité du citoyen. Et ce à travers le monde.

À mon œil, et bien que ce problème soit profond, je crois qu’il est possible de le cerner en quelques phrases.

D’une part, personne ne peut dénigrer la générosité individuelle. En effet, cette vertu dont beaucoup d’êtres humains font preuve en aidant leur prochain est certes une bénédiction. D’autre part, on ne peut non plus critiquer les bonnes intentions des grandes entités comme l’ONU, qui sans relâche travaillent à enrayer ce fléau. Alors pourquoi diable cette pauvreté mondiale continue-t-elle d’augmenter ?

Encore là, la réponse est aussi large et compliquée que la cause. Mais la réduction d’une dynamique négative à sa plus simple expression est souvent une façon efficace de cerner la chose. Je crois que les hommes, comme dans bien d’autres problématiques, s’acharnent davantage sur les conditions au lieu de travailler sur les causes qui mènent vers notre propre perte. Conséquence, l’humanité se retrouve sur une pente descendante. Pour ceux qui me jugeraient négatif et pessimiste, dites-moi alors pourquoi la plupart des baromètres sociétaux de la planète sont à la baisse. Non, je ne suis pas négatif, je me perçois plutôt lucide et vigilant. Un état d’esprit qui se perd lentement à travers des systèmes d’éducation contrôlés et affranchis de toutes valeurs humaines.

Pendant que des hommes et des femmes de bonne volonté continuent d’aider leur prochain, beaucoup de multinationales, malgré des discours humanitaires, ne cessent d’user du plus vieux défaut des hommes, et j’ai nommé l’exploitation de l’homme par l’homme. Ainsi, lorsque cette générosité individuelle est couplée à des politiques lâches, hypocrites et à des actions négatives de haut niveau, son effet ne peut que finir grandement diminué pour ne pas dire inutile sur le plan de l’ensemble.

La solution à un tel problème n’est pas simple. Elle représente, je crois, le plus grand défi que les hommes n’ont jamais connu : reconstruire une solidarité planétaire afin de remettre (et non pas défaire) ces géants industriels à leur place. Aussi en exigeant des gouvernements qu’ils reprennent le contrôle afin qu’ils exercent leur véritable devoir, qui est celui de préserver l’équilibre entre le monde corporatif et les populations en général. Sauf que cette solution cache un curieux paradoxe. Comment faire pour favoriser une solidarité citoyenne mondiale lorsque les composantes de nos sociétés sont de moins en moins fortes intellectuellement ?

Je vous laisse réfléchir sur ces quelques lignes et sur le fait de ne pas réagir à l’hyper commercialisation que subit l’humanité.

C’était l’opinion d’un nobody – Constant Vanier

Publié le 25 septembre 2013.

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