La science moderne, intelligente ?

La science moderne se fera-elle un jour intelligente ?

Toutefois au fil des années et de mes lectures la science, ou peut-être devrais-je dire l’évolution de la pensée scientifique, m’a quelque peu déçu. Disons que je suis devenu plus circonspect quant au savoir de l’homme. Au point d’en venir à la conclusion que celle-ci n’avait pas l’intelligence que je lui accordais lorsque jeune. Certes, et bien heureusement, il existe des scientifiques qui sauront s’expliquer sans se pavaner avec des absolus. Sauf que l’école de pensée générale demeure à mon avis encore trop fermée. Pour illustrer mon dire, et bien qu’elle doive constamment se baser sur des preuves tangibles, rester méthodique et rigoureuse, je crois que la science (moderne) manque de projection et d’extrapolation. D’une certaine capacité de synthèse, si je puis dire : une fois qu’elle a prouvé, par exemple, que les sables désertiques intérieurs de l’Afrique influent sur les littoraux, surtout sachant depuis longtemps que dans cette biosphère qu’est la Terre tout est relié, tout est équilibre, doit-elle vraiment prouver de nouveau le même phénomène partout sur la Terre ? Autre exemple, les scientifiques savent que le corps humain est intrinsèquement composé de deux dimensions, le visible et l’invisible, le conscient et le subconscient, si vous préférez, pourtant elle ne l’a jamais considéré comme tel. Comment peut-on parler de l’être humain sans considérer sa dimension intérieure ? Par devenir intelligent, je veux donc dire développer, inclure dans son analyse la réalité des choses, celle avec laquelle l’intuitif nous guide d’emblée. À trop analyser, à trop décortiquer, l’homme perd son discernement.

Toujours à mes yeux, la science a souvent publié en grandes pompes ce qui pour plusieurs, j’en suis convaincu, semblait une évidence. Que ce soit le lien direct entre l’alimentation et la santé, le psychique et le physique, la possibilité qu’il puisse exister de la vie ailleurs, parmi les milliards de milliards de galaxies dont nous sommes à présent conscients, n’en sont que quelques exemples.

Ce qui m’amène à ma plus récente découverte : un site appelé New Word Science. Et c’est ici que je confirme que la science se fait peu à peu intelligente. En lisant ces textes qui sont plus qu’intéressants, je réalise à quel point la science met du temps à considérer l’intangible, l’invisible. Son évolution est encore trop lente. Souvent, très souvent, je le dirai à ma façon, elle oublie de relever la tête. Il arrive fréquemment que la seule réflexion d’un individu à l’esprit ouvert puisse aisément déduire ce que la science met des lustres à admettre ou à découvrir. Avec une présentation sans aucun doute impeccable, le site suscite chez le visiteur un vif intérêt dès le départ. Sauf qu’en lisant, cette impression de manque de projection couplé avec une touche d’arrogance m’est revenue en pleine figure. La science s’exprime comme si jamais personne auparavant n’avait réfléchi à ce qu’elle présente.

Voici un exemple précis d’un thème discuté sur le site : la dimension intérieure de l’homme. Ce que la religion appelle l’âme, je l’appellerai, le temps de cet article, la pensée consciente. Faisant partie intégrante de la vie humaine, et sans se perdre dans un délire de définition, la pensée consciente de l’homme est, de nos jours plus que jamais, intuitivement connue. Même si beaucoup n’en usent pas. La science de son côté a toujours refusé de l’admettre. Sauf que récemment elle tente, encore une fois, d’expliquer cette chose en ses propres mots : elle la décrit comme le 2X3D. À l’instar de l’extérieur, l’intérieur serait lui aussi composé de trois dimensions. Imaginez, le 2X3D, quelle froide expression ! Et surtout, quelle percée scientifique !

Mais la science « moderne » va beaucoup plus loin. Elle est rendue à prouver que tout ce que nous voyons et percevons ne serait rien de plus que le reflet holographique d’un trou noir situé au centre de notre Galaxie. En voulez-vous du délire ? On est en plein dedans. Réduire la vie à une simple équation était déjà quelque chose. Réduire la réalité à un hologramme ? Je confirme notre manque d’évolution. Notre manque d’humilité devant tant de beauté et de merveilles.

Pendant que les religions se perdent à créer des dieux et de meilleures vies dans l’au-delà, la science se perd dans les électrons et les quanta dans l’infiniment petit et dans les trous noirs dans l’infiniment grand. Il est peu probable qu’elle puisse nous mener sur des chemins plus éclairés que ses opposants religieux.

La réponse à nos questions fondamentales ne passera jamais par un instrument de laboratoire ou par des ostentations vers un dieu que l’on a inventé et choisi selon son humeur. Mais plutôt par un travail sur soi-même, une introspection rigoureuse dans le respect de soi, d’autrui et de la planète. La seule règle qui peut prévaloir.

En conclusion, considérant la complexité du vivant et l’immensité de l’Univers, en termes de définition de la vie, est-ce que la science nous donne aujourd’hui des réponses plus valables qu’il y a cent ans ? Chose sûre, le savoir de l’homme ne dépassera jamais la puissance de nos instruments.

C’était l’opinion d’un nobody – Constant Vanier

Publié le 2 mai 2012.

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