Professionnel de la santé, mon œil !

Lorsque de temps à autre je me rends à ma pharmacie préférée de Saint-Lambert, en passant près du comptoir des prescriptions il m’arrive d’entendre des conversations bizarres, pour ne pas dire déconcertantes. Il est incroyable de voir combien les gens sont dépendants de leur pharmacien, de leur médecin. Pourtant s’ils savaient… S’ils savaient que dans le cours de médecine il n’existe aucun enseignement sur l’alimentation. Imaginez, médecin et aucune connaissance universitaire en alimentation ! Malgré cela, les gens acceptent les yeux fermés ce que leur docteur leur fait avaler, la plupart du temps des médicaments, et non pas des aliments, ceux qui leur font tant défaut, et suivent à la lettre les recommandations de leur pharmacien qui, didactiquement, n’est pas mieux placé pour les conseiller. Non seulement ils ne prodiguent rien concernant la santé par l’alimentation, ils en bafouent les principes mêmes, en prescrivant par automatisme les béquilles que sont les médicaments. « Professionnel du médicament » serait donc une appellation plus juste.

Ma conjointe et moi, il y a bien longtemps que nous avons laissé tomber le médecin (et ses médicaments) pour assurer notre santé. Encore une fois, devant une telle situation je suis déconcerté. Les principes de la santé, même s’ils exigent temps et patience, sont en soi si simples à appliquer. La base étant la même depuis toujours, un rythme de vie sain (qui exclut volontairement le stress moderne et inutile), un peu d’exercices, et le point crucial, de bons aliments, frais et naturels.

Malheureusement, notre système de santé ne promeut pas ces principes. Vous êtes septique ? Puisque c’est la finalité d’une chose qui en révèle son sens, regardez la proportion du budget qu’on y dépense. Quarante-cinq pour cent (45 %) de tout l’argent québécois servent à notre dite santé. C’est ridicule, et pas normal. D’ailleurs, ces brillants du gouvernement seraient les premiers à reprocher à un père de famille d’en mettre autant dans ce seul poste de son budget. En fait, ils ne sont pas du tout inconscients de la chose, je dirais même le contraire. Encourager l’industrie de la pharmaceutique, c’est extrêmement payant. À ce compte, quel gouvernement voudrait maintenir la population de son pays en santé ? dirait un fin-fin-la-mouche. Sauf que non, la vraie finalité, même si ces industries du médicament sont bien rentables, les Québécois, laissant leur santé entre les mains de ces irresponsables, en ne prenant pas en main leur propre santé, en suivant la ligne jaune de façon irréfléchie, finiront par en payer un lourd tribut. J’utilise des mots graves, parce que la situation est grave.

Enfin si vous vouliez reprendre le chemin de la santé, celui qui vous éloignera des « professionnels de la santé », commencez par éliminer le « fast-food », les aliments congelés, les plats préparés et les liqueurs, et revenez aux vrais aliments, vous serez déjà dans la bonne direction.

C’était l’opinion d’un nobody – Constant Vanier

Publié le 15 septembre 2010.

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