Biographie

Né en 1953 à Sherbrooke dans les Cantons de l’Est au Québec, Constant Vanier est le benjamin d’une famille de cinq enfants.

Après deux années de cégep dans lesquelles il se sentait comme un chien dans un jeu de quilles, il s’inscrit en Sciences appliquées à l’université de Sherbrooke, option Génie électrique. Mais la matière est rude et les soirées fastidieuses. Le contexte scolaire lui apparaît encore comme un carcan. Malgré cela, trois sessions passeront avant qu’il ne se remette en question son choix de carrière. Si la voie choisie ne correspond pas à ce que l’on ressent, c’est perdu d’avance, avait-il alors conclu.

Quelque dix-huit mois plus tard, mal orienté et à court d’argent pour payer ses études, il envisage de laisser l’université. Des recherches d’emplois faites sur le vif lui permettent d’entrevoir la possibilité de gagner de l’argent rapidement. Non seulement il se libérerait du contexte scolaire duquel il n’a jamais pu s’adapter, mais il dégagerait ses parents d’une responsabilité financière dont ils n’avaient pas les moyens. Malgré les efforts, la tentative universitaire qui s’étendit sur quatre semestres, stage coopératif inclus, se terminera de manière abrupte au profit d’un premier emploi sur le marché du travail. Grâce à ce nouveau poste à titre de magasinier dans un magasin de la chaîne Eaton, il se forge peu à peu un profil, et développe d’autres ambitions. Un travail qui s’étendra sur six années. Terme au bout duquel, grâce à l’intervention d’un beau-frère, il entrevoit alors une meilleure possibilité. Celle de travailler dans une banque. En l’occurrence, la Banque de Montréal.

C’est donc à titre de banquier qu’il apprivoisera les rudiments du monde des finances. Un emploi sérieux répondant aux besoins du moment et auquel il se consacrera avec enthousiasme.

Troisième tournant. Par l’intermédiaire, cette fois d’un ami, soixante mois plus tard il découvre les avantages du statut de travailleur autonome. À titre de conseiller financier chez le Groupe Investors, Constant entreprend donc une carrière de planificateur financier. Investors est d’ailleurs le seul au Canada à offrir une formation interne dans le domaine de la planification financière. L’occasion idéale de parfaire ses connaissances dans les secteurs de l’épargne et du placement. Une carrière qu’il bâtira et poursuivra durant une décennie complète. Grâce à l’acharnement qu’il lui fallut démontrer, par les expériences vécues, la dynamique entre collègues et les relations développées à travers cet apprentissage, ce sera là une période de vie qu’il qualifie lui-même de  » magique « .

Puis, vint le jour où le Groupe Investors prit du retard sur son barème de commission par rapport à ses concurrents commerciaux. Les compagnies de fonds communs de placement (fonds mutuels) qui, contrairement à Investors, avaient l’avantage d’offrir une large sélection de produits accordaient depuis longtemps une rémunération loin au-dessus de celle du géant canadien. Il n’en fallut pas plus pour créer chez Investors un exode de représentants. Un mouvement, une vague qui au passage allait convaincre Constant de mettre sur pied son propre bureau de planification financière. Une entreprise qu’il démarrera grâce au transfert de sa propre clientèle.

Conseiller financier toujours, mais cette fois autonome à part entière, un statut qu’il conservera pendant presque huit années, et au bout desquelles il vivra, avec sa conjointe, une difficile expérience de vie***. L’ironie du sort voudra qu’il s’agisse d’une erreur de planification alors qu’il désire diversifier les affaires. Une erreur qui sera mal interprétée par le système, et par laquelle il perdra tout, carrière et biens. Une expérience qui toutefois les amènera, lui et sa conjointe, à tenter une relève à l’étranger. C’est durant cette période particulière de vie qu’à travers un petit roman reçu en cadeau il découvre le goût de l’écriture.


*** Pour tout savoir sur cette difficile expérience de vie et leurs tribulations au Venezuela, lisez Succès et détresse – Une histoire vraie.